La reconstitution de la vie symphonique à Toulouse connaît une nouvelle étape avec la publication d’un petit dossier consacré à la Société des grands concerts. Son activité, limitée à l’année 1876 et à quatre concerts, du moins dans l’état actuel de nos connaissances, s’inscrit dans le prolongement de celle de la Société des concerts. Cette dernière, fondée en 1860, est en sommeil au cours de l’année 1876, avant de donner ses quatre ultimes prestations pendant l’année 1877. Assurément, la Société des grands concerts joue un rôle marginal dans l’histoire du concert symphonique à Toulouse.
L’intérêt de la Société des grands concerts tient dans son instigateur, le compositeur Édouard Broustet, et dans sa postérité. Élève d’Henry Litolff, Broustet revient dans sa ville natale après un long séjour parisien et plusieurs voyages à l’étranger. Son initiative prend forme dans le dernier trimestre de l’année 1875 et se concrétise le 2 janvier 1876. Seuls trois concerts suivront et aucun autre n’a été identifié par la suite dans la presse locale.
D’une manière très singulière, sinon inédite, c’est à Paris que renaît la Société des grands concerts le 30 octobre 1881 au Cirque des Champs-Élysées. Là aussi, néanmoins, l’expérience fait long feu puisqu’elle s’interrompt à l’issue de la saison 1881-1882.
À Toulouse, la vie symphonique entre dans un temps faible qui se prolongera jusqu’en 1902 et la fondation de la Société des concerts du conservatoire.
Consulter le dossier Société des grands concerts [de Toulouse] (1876)
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Yannick Simon (29 juin 2026). La Société des grands concerts de Toulouse (1876). Carnet Dezède. Consulté le 16 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16h94